Ecrits en vrac
J'avais envie de relire tout ca, et puis, comme c'est que du papier, ben... Je voulais avoir un maximum de chance de pouvoir retomber dessus, alors je les écris ici.
Ce sont des bouts de moi, mauvais poil ou juste triste. C'ets moi, enfin, je met pas tout non plus...
Mercredi 12 Mars 2008. Environ 20h05. Salle détude avec Dominique.
Je voulais être parfait. Il paraît que c'est le plus gros des défauts, mais je m'en fous de tout ça. Je n'écoute plus les autres. Je n'écouterai que moi.
Je voulais être parfait, bien sous tout rapport. Un passé ordinaire, une attitude et un mode de vie banale, bref, rien de fascinant, mais rien d'alarmant non plus.
Je voulais une copine de temps en temps. Des filles sans soucis et sans attaches, auxquelles je ne m'attacherais pas non plus.
Je voulais une vie de merde. Un truc banal, lassant, quotidien. Je veux être banal, inintéressant. Je veux être Monsieur Tout-le-monde à 100%.
Au lieu de ça, je suis triste souvent, fatigué aussi, tant physiquement que moralement. J'en ai marre de tout ça. Toutes ces voix, ces discussions qui me barbent, ces remarques, ces préjugés, ces conflits à deux francs six sous, ces leçons, ces responsabilités. Ca me fatigue.
Dans un monde parfait, je suis tout seul, et je ne le remarque même pas, parce que je ne saurais même pas que d'autres existent ou aient pu existé.
J'ai rien à voir avec ce monde. Je vis différemment, je pense différemment, surtout, ou presque. Je n'ai rien en commun avec ce monde, et encore moins avec les gens qui le font vivre.
Qu'ils aillent se faire voir de toute façon. J'admet avoir eu mes troubles, mes emmerdes intérieures, mais là, je dois faire quelque chose.
Faut que je disparaisse. Qu'on m'oublie. Par l'habitude, je serais bien contraint de les oublier aussi. Comme ça, j'aurais enfin la place qui m'est dû, et eux, ils auront un paumé de moins à supporter.
Mais c'est pareil, que je sois "Grand Frere", "Aniki", ou même "Papy" dans ce microcosme, ou alors PDG dans le monde taille réelle, je ne serai pas à ma place. Je pourrais essayer de m'adapter, de suivre le rythme, de faire comme eux, mais je peterai un cable à force.
Ils jouent tous un rôle, c'est bien normal. La différence, c'est que eux, ils le supportent, leur rôle, plus ou moins difficilement. Moi je peux pas. Si je fais ça, je renonce à ma retraite [...].
Ils font tous semblants, c'est gonflant. Je supporte 5,10 voir même 15 minutes, mais rarement plus. [...].
[...]
Boarf, je m'en fous."
"Jeudi 13 Mars 2008. Environ 19h56. Salle d'étude avec Lucie.
J'arrête pas de me de sentir mal. Je sais pas si c'est de la mélancolie ou de l'appréhension par rapport à l'année à venir. C'est peut-être ça qui me fatigue, je stresse trop.
J'arriverai jamais à tout ça. Je voulais vivre tranquille, avec ma copine, me lever le matin, à bouffer de la merde, des trucs pas chers, mais que j'aurai payé de ma poche.
Là, maintenant, tout de suite, je veux tout balancer. Ils font tous chiés avec leurs humeurs à la con. Je sais que je pense qu'à ma gueule, parce que moi je me permet de faire la gueule, mais ça, c'est ma connerie. Je suis humain quoi.
Faut que je dorme, c'est pas vivable. Je suis trop claqué. Claqué de tout. Je dois être crevé de râler en fait. Je me plains tout le temps. Vraiment, j'ai rien à foutre là."
Par Reverdy, Samedi 5 Avril 2008 à 00:24 GMT+2 dans Section n°1 (article, RSS)




